L’Argentine, le pays de la sieste et de l’asado!

Après quelques merveilleux jours au Chili, dans la région de l’Atacama, nous décidons de partir pour l’Argentine. Nous aurions pu descendre par le Chili, mais le coût de la vie plus élevé, ainsi que le mauvais climat politique finissent de nous convaincre d’aller voir ailleurs pour le moment.

Ce n’est qu’un au revoir, car pour parcourir la fameuse Carretera Australe, il nous faudra repasser par le Chili. Nous avons aussi entendu parler des croisières à travers les fjords, et allons regarder cela de plus près.
Nous allons donc au Nord de l’Argentine vers les villages environnant la quebrada de Humahuaca. Cette région est très belle, avec ses montagnes aux multiples couleurs. Après un bref arrêt aux Salinas Grandes, qui est un petit désert de sel, nous arrivons un après-midi dans un village qui semble bien désert. Après quelques instants nous entendons du brouhaha et comprenons qu’il y a un évènement sur la place principale. Il s’agit d’un bingo géant. Ni une ni deux, nous nous prenons au jeu et achetons 2 cartons ! Nous n’aurons pas la chance de gagner mais avons passé un moment très sympathique avec les locaux.

Cap ensuite pour la ville de Salta avec plusieurs objectifs : Première faire une révision complète du Camping-car, et deuxièmement y passer les fêtes de Noël avant d’être rejoints par une autre famille rencontrée au Chili. Ce sont des Amiénois qui ont fait le même itinéraire que nous, avec quelques décalages. Nous avons bien accrochés et donc décidé de passer la nouvelle année ensemble, autour d’une bonne braise. La révision ne pose aucun problème. On nous diagnostique cependant une usure sur les supports de l’arbre de transmission. Nous les remplaçons aussitôt en prévision des pistes à venir, préférant jouer la sécurité.

Salta est une jolie ville, avec beaucoup de places fleurie, et quelques musées sont intéressants. Il y aussi un téléphérique permettant de gravir la montagne San Bernardo afin de dominer toute la cité qui nous dévoile ses rues rectilignes.

Nous resterons au camping municipal de Salta pour une grosse semaine, où nous découvrons que les Argentins adorent les barbecues et la musique (forte) à toute heure, et ne sont absolument pas gênés par la promiscuité… Ce qui n’est pas notre cas. Nous nous déplacerons à deux reprises avant d’avoir un espace un peu isolé. En fait, il suffisait de nous poser loin des sanitaires pour être tranquille !

Nous passerons Noël en famille à Salta avant de trouver un camping plus petit mais plus sympa à 20 km au sud de Salta pour le nouvel an où les Amiénois, la CLEAH Family nous rejoindra. Avant cela on en profite donc pour faire une révision sur le véhicule, et quelques coupes de cheveux (surtout pour moi).
Nous profitons pleinement de cette fin d’année en sautant dans la piscine à minuit, nous serons les seuls à profiter de ce camping très agréable. Par contre, dès le lendemain, le lieu est envahi par les locaux, à tel point que nous devons établir un périmètre pour ne pas avoir différents groupes collées à nous.
Nous sommes, dès 11h, entourés par les odeurs de barbecues et la musique à tue-tête. Cela nous met dans l’ambiance. L’argentin n’a pas de problèmes à partager, et certains viennent surtout nous demander, une fois notre viande cuite, si nous pouvons leur donner nos braises… ! ah ces Argentins !

Une fois les festivités digérées, il est temps de nous rendre un peu plus sérieusement vers la zone viticole. Nous passerons par la quebrada de las conchas, qui nous émerveille par ses paysages entre gorges, déserts, montagnes et rivières.

Nous arrivons à Cafayate, qui compte parmi les lieux incontournables. Ici se trouvent les vins les plus hauts du monde. On retrouve de nombreux cépages connus comme le Chardonnay ou le Malbec, mais nous découvrons aussi le Torrontes, un blanc exclusivement produit dans cette région, ou encore le Bonnardi, originaire d’Italie.
Nous visitons la Bodega Nanni, qui ne nous laissera pas un souvenir incroyable par sa dégustation. Qu’importe, nous dévaliserons les vins de la Bodega Etchart, qui sont plus à notre goût !
Nous nous octroyons une pause adultes en laissant les enfants dans le camping-car devant un dessin animé, tous gardés par Clémence, l’ainée de la CLEACH Family. Si le vin n’était pas fou, le restaurant en revanche nous a beaucoup plus. Nous avons arrosé le repas de Torrontes, qui est plutôt sec et très fruité.
En Argentine, c’est la tolérance zéro pour l’alcool au volant. Aussi nous dormirons directement devant la Bodega dans la rue.

Il est déjà temps de repartir pour changer d’ambiance. Nous nous rendons vers les ruines de Quilmes, qui ont autrefois abrité le peuple indigène du même nom.

Nous visitons le centre d’interprétation très bien fait, puis les ruines à flan de colline.
Quilmes, c’est aussi devenu le nom d’une bière ici, mais vous l’avez compris, nous c’est le vin !Nous dormirons à proximité de là, pas loin de 2 autres vans de voyageurs, français eux aussi. La soirée, comme souvent ces derniers jours, se clôturera autour d’une belle grillade.

Nous poursuivons la descente le long de la route 40 et de ses magnifiques paysages, et faisons une halte dans la ville de Belén, connue pour ses fabriques de tissus. Nous visitons une coopérative et les enfants peuvent participer au tissage de tapis en laine d’alpaga.

Le point suivant est le parc Ischigalasto, un lieu exceptionnel pour les paléontologues, car ce serait le seul endroit de la planète abritant des couches sédimentaires de 180 à 230 millions d’années. Le parc est d’ailleurs classé au patrimoine de l’Unesco. Avant d’aller y passer une belle journée, nous ferons 2 belles étapes entre lacs et rivières. En route donc pour Ischigalasto et ses fossiles de dinosaures, et ses formations géologiques. Sur la route nous rencontrons Céline, qui enseigne la méthode Montessori aux adultes et aux professeurs entre Argentine et Uruguay. C’est une voyageuse au long cours, qui prend le temps de faire profiter les enfants de l’une de ses nombreuses histoires illustrées, celle de la Grenouille Pressée ! Tout un programme.

La prochaine étape est Mendoza, une autre grande ville de vin, notamment. Nous ferons plusieurs haltes dont 2 mémorables. La première, en plein milieu de nulle part, à quelques centaines de mètres de la route. Nous aurons à peine le temps de diner dehors qu’une tempête de sable se lève. Nous rentrons mais la chaleur est tellement étouffante que nous dormons avec les fenêtres entre-ouvertes. Le sable aura tellement pénétré, que le lendemain matin, nous sommes bon pour refaire la vaisselle et nettoyer brièvement le camping-car… mais rien de grave.

A l’étape suivante, c’est encore le sable qui nous a joué un mauvais tour : Nous (JE) nous sommes ensablés au milieu de notre campement. Nous passerons la nuit tranquille, malgré une grosse averse. Le lendemain, on creuse un peu, on met des copeaux de bois, mais pas possible de sortir. Heureusement, nous ne sommes pas seuls. Les CLEACH sont restés à nos côtés depuis le nouvel an. Hubert, le papa, nous sortira de là sans difficulté. C’est la première fois que nous utilisons la sangle de traction et elle a fait son job de manière impeccable !

Nous faisons une étape courte à San Juan, pour faire le plein de courses. Nous en profitons pour visiter l’auditorium, qui est le plus grand d’Amérique du Sud, mais aussi le théâtre du bicentenaire.

Nous arrivons ensuite à Mendoza qui sera la ville étape pour faire des achats de pièces pour le véhicule et pour y faire l’entretien. Nous avons fait les contrôles à Salta, et il nous a été, à juste titre, recommandé de remplacé les supports de l’arbre de transmission. L’arbre est une pièce essentielle qui transmet l’énergie du moteur aux roues arrières. Bref, on ne souhaite prendre aucun risque, et continuer sur notre logique de maintenir le véhicule en très bon état. Nous trouvons facilement les pièces et les faisons monter chez un spécialiste IVECO.
Nous souhaitons aussi faire quelques menues réparations sur la cellule. Une attache de porte usée, un pièce de métal cassée, toutes ces petites choses qui s’abiment avec le temps, et que nous pourrions remplacer facilement en France, mais pas ici.

Nous tombons par recommandation sur Miguel, qui est constructeur de cellule de camping car. C’est lui qui fait l’entretien du véhicule de notre spécialiste IVECO. Nous y allons donc les yeux fermés et bien nous a pris.Nous repartirons enchantés. Non pas seulement parce que les réparations se sont bien passées, mais aussi parce que nous avons rencontré une très belle famille, Mirta et Antonio, qui tiennent un camping privé. Ils nous y ont accueilli pendant 2 jours, comme si nous étions de leur famille. Encore de très beaux moments passés avec les locaux, qui décidément ont un grand coeur.C’était vraiment un régal de discuter avec Antonio, qui est très cultivé. Cet ancien officier marin connaît bien la France et l’Europe, et nous a étonné par ces histoires du passé. Pendant notre séjour ici, nous gouterons des burgers de taille hors norme et Lucie sera interviewée par une radio locale pour raconter le voyage!

Il est déjà temps de reprendre la route. Nous voulons retrouver les CLEACH et faisons une très grosse étape de 580 Km pour les rattraper à la région des lacs. Nous y passerons d’abord de très beaux moments pendant une semaine. Au parc Lanin, à San Martin de Los Andes, ou encore au bord du Lago Falkner.

Malheureusement la suite va se gâter : Nous partons une journée en ballade + picnic au bord de la cascada Nivinco, qui est magnifique. Nous y passons une partie de la journée, entre photos, trempette et rigolades. A notre retour, les CLEACH constatent que leur véhicule a été forcé et leur coffre fort volé. Ils viennent de perdre tous leurs effets importants, et pire encore, les passeports.

C’est là que nous réalisons la chance d’être français. Une fois les formalités de plaintes effectuées, ils ont la possibilité de se rendre à Buenos Aires pour récupérer de nouveaux passeports en quelques heures seulement. Le plus long sera de rallier les 1500 Km qui les séparent de l’ambassade. Nous leur avançons de l’argent, leur donnons le plein d’ondes positives et continuons le chemin sans eux, en espérant vite les retrouver.

La suite de la route des lacs nous emmène à villa la Angostura et San Carlos de Bariloche. Nous sommes en pleine période de vacances scolaires ici, et le monde est un peu oppressant. D’autant qu’avec ce qu’il vient d’arriver, nous redoublons de vigilance. Le coin est très joli, mais nous avons un peu de mal à en profiter pleinement. C’est le cas de nombreux voyageurs, car c’est une zone réputée pour les vols commis envers les touristes.

Nous poursuivons donc vers le sud et même vers le Chili, que nous allons bientôt retrouver. Nous faisons encore quelques étapes avant la frontière, notamment à El Bolson, où nous visitons le très beau musée des pierres de Patagonie.

À suivre ! 

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