Le Pérou: Plages, Lagunes & Incas

Nous sommes actuellement en Patagonie, et plus précisément à Puerto Tranquillo, au bord du Lac General Carrera. Mais tout cela vous le lirez plus tard. Pour le moment nous allons vous parler du Pérou.

Nous commençons d’abord la redécouverte de ce pays (nous y sommes allés Lucie et moi en 2011 pour une courte période, et surtout au sud) par la zone désertique du Nord Pérou avec sa côte et ses belles plages. Nous profitons de beaux couchers de soleil, du sable fin et d’une très belle vue sur la mer dans un camping. Nous privilégions le camping car la côte est réputée dangereuse.

Nous descendons ensuite tranquillement pendant plusieurs jours en visitant les sites pré-incas de la côte. La tombe du seigneur de Zipan, le site Chimu de Chan Chan, Le temple de la lune (Huaca de la Luna), qui lui date de la civilisation Moche, celle qui précède les incas. Avec ces temples presque millénaires nous apprenons ainsi qu’avant les Incas, les techniques de constructions anti sismique existaient déjà et avaient fait leurs preuves.

Même si les lieux visités sont extrêmement différents, les paysages, eux, se ressemblent: de nombreuses dunes de sable et de temps à autre de petites villes (ou plutôt des alignements de cabanes dont on se demande si elle sont habitées). Nous longeons également les élevages industriels de poulet en batterie sous 40°, ça laisse perplexe même les plus carnivores d’entre nous….
Et surtout, malheureusement, des déchets partout le long des routes, et même parfois des décharges à ciel ouvert. A date, le Pérou est le pays que nous avons trouvé le plus sale. Nous constatons que de nombreux automobilistes balancent leur déchets par la fenêtre, que les emballages individuels de bonbons ne vont que rarement à la poubelle. Bref, il y a encore du boulot au niveau de la sensibilisation de la population d’abord, mais aussi un besoin important de mise en place d’infrastructures, ne serait que des poubelles moins disséminées, et préparées au tri selectif.

Cap maintenant vers la Cordillère Blanche, plus à l’ouest du pays. Ce changement de décor nous émerveille, montagnes enneigées, lagunes à couper le souffle et spots naturels exceptionnels. Nous campons au bord de la rivière, faisons de beaux feu de camp, et croisons moins de monde sur les routes. C’est plutôt une bonne chose, car parfois la route n’a qu’une seule voie, avec des tunnels de plusieurs centaines de mètres. Si nous avons le malheur de croiser un camion, c’est à nous de reculer … ! Avec parfois un bon précipice sur le côté.

Nous ferons une halte de quelques jours à Caraz, en camping, et rencontrerons des voyageurs. Un couple de Tchèque un peu têtes brulées qui traversent l’Amazonie dans leur Toyota Landcruiser acheté à Dubaï, et rencontrons aussi un Slovène qui parcourt à pied la route d’Ushuaïa à l’Alaska. Oui, à pied ! Il n’a que pour seul accompagnement une remorque de vélo avec une 3ème roue à l’avant. Pas de frein, pas de direction, et 50 Kg en tout, avec ses vêtements, sa tente et sa nourriture. Il s’est donné 3 ans pour faire la route. Regardez où il en est avec ce lien :https://olithewalker.com/en/live-tracker.

Une belle rencontre qui nous laisse bouche bée quant au défi sportif. Il ne fais jamais de stop, et tient à parcourir chaque kilomètre à pied. Nous irons avec lui à la Laguna Paron, située à 4200 m d’altitude, et qui offre une couleur bleue magnifique.

Après quelques autres visites de parcs & lagunes, nous reprenons la route vers la côte, direction la capitale de Lima où nous ferons quelques emplettes en prévision de Noël Nous sommes bien en avance mais le père Noël risquant d’avoir du mal à nous trouver, on joue la carte de la sécurité.

Nous ne passerons qu’une nuit ici. Nous n’avons pas d’attrait particulier pour les grandes villes et nous en passons très bien. Nous reprenons ensuite la route pour la vallée sacrée avec en point de mire le Machu Picchu.

1100 Km nous séparent de Cuzco. En route, nous zappons Ica et son Oasis, et nous dirigeons vers Nazca. Nous ne prendrons pas l’avion, surtout par peur que les enfant ne supportent pas. Nous apercevrons quelques une des ces lignes mystérieuses depuis un Mirador sur la route.
Mais surtout, nous passerons la nuit devant la maison d’Eduardo, qui est habitué à recevoir des voyageurs, même sous son toit. Il nous offrira de venir à la conférence qu’il donne chaque soir, en anglais, français et espagnol, sur les lignes de Nazca, et la chercheuse allemande Maria Reiche, qui leur a consacré sa vie. Ce fût passionnant, même pour les enfants.

Nous avons appris que de nouvelles lignes ou de nouveaux dessins sont encore parfois découverts. La découverte initiale date des années 1930 et des premiers vols commerciaux au dessus du désert. La route avait déjà été construite au milieu de ces fameuses lignes, et personne n’avait rien remarqué !

La route qui relie Nazca à la région de Cuzco est sublime, nous découvrons des paysages très variés qui plaisent à chacun d’entre nous et qui nous change enfin des zones désertiques. Nous prendrons 3 jours pour parcourir les 700 Km, avec de belles pauses pour observer les flamands roses, les lamas ou les alpagas. Un régal.

Nous voila à Cuzco, ville étape importante pour nous. D’abord parce qu’elle marque notre 100e jour de voyage, mais aussi car elle est l’occasion, enfin, de revoir nos amis suisses Vanessa & Adriano. Nous avions passé de bons moments avec eux à la Bonanza en Colombie, et ils manquaient aussi beaucoup aux enfants.

Cuzco est une ville dense qui n’offre que peu de possibilités de camping sauvage. Nous décidons donc de dormir au camping Quinta Lala sur les hauteurs de la ville. Nous y rencontrerons de nombreux voyageurs de toute nationalités. En camion, à moto, ou en voiture, ces derniers parcourent le continent depuis quelques semaines, plusieurs mois ou même des années ! Nous faisons avec les suisses un free walk tour de la ville le lendemain de notre arrivée, et redécouvrons cette ville qui fut le centre du monde Inca (Cuzco signifiant d’ailleurs, milieu du monde).

Julien en profite pour faire le tour des magasins d’impressions pour réimprimer les autocollants de drapeaux qui ornent notre camping-car afin d’avoir les drapeaux officiels avec leurs écussons. Nous avons eu quelques loupés dans les pays précédents et il est hors de question de froisser les locaux croisés sur la route, il en va donc de son honneur de corriger à tout prix ces erreurs de débutants. Challenge accompli, nous arriverons enfin à avoir des drapeaux dignes de ce nom !

Nous décidons de faire l’ascension du Macchu Picchu avec une autre famille rencontrée au caming. Ils sont avec 2 ados dans un van plus petit que le notre, et compte par la suite voyager en Asie en sac à dos. Nous ferons encore un bivouac en leur compagnie après le Machu Picchu, avec aussi de très bons souvenirs !. Malgré la brume de saison nous réussissons à faire de belles photos et profitons de la visite de ce site incroyable. L’accompagnement d’un guide nous aide à mieux comprendre l’histoire des lieux. A notre retour, une pluie tropicale s’abat sur la ville d’Aguas Calientes, qui est le point de départ pour aller visiter le Machu Picchu. La visite du matin nous a épargné, quelle chance !!!!

Nous reprenons la route vers le lac Titicaca et ses fameuses iles flottantes, les îles Uros. Mais avant cela, nous passerons par la montagne des 7 couleurs. La montée fut à date la plus compliquée pour nous en camping car. Plus de 2 heures de piste assez chaotique. Lucie n’était pas enchantée de faire cette route car elle y voyait 2 issues possibles : Soit mourir en tombant dans un ravin, soit mourir du mal d’altitude car nous allions à 5 200 (4 800 avec le véhicule). Finalement nous sommes arrivés, et tout s’est bien passé. Nous avons fait l’ascension, aidés par les chevaux, et avons pu profiter des lieux, avant de redescendre.

Nous avons ensuite pris la route de Juliaca, officiellement la ville la plus sale du voyage, avec plusieurs kilomètres de route littéralement remplis d’ordures. Pas un espace n’est oublié. Une horreur. Il est tard, et c’est l’anniversaire de Nina, alors nous négocions pour dormir sur le parking sécurisé d’un centre commercial et allons au cinéma pour voir la reine des neige II, bien-sur après s’être empiffrés de pizzas ! L’espagnol ne pose pas trop de problème et tout le monde passe un bon moment.

Nous décidons de faire seulement l’excursion des îles Uros, qui nous semblent plus atypiques. Les enfants sont assez impressionnés par leur constitution en tas de roseaux et Nina découvre ce qu’est le troc, que les habitants semblent toujours utiliser. Des poissons contre des légumes ou du tissus…
De retour sur Terre, la femme de notre guide nous montre comment, à base d’herbes, elle fabrique un savon pour laver la laine des alpagas avant de la filer, puis d’en faire des vêtements.

Nous dormirons une seconde nuit au bord du lac, mais qui sera difficile pour Julien, qui semble avoir le mal des montagnes. Nausée et mal de tête continu pendant une bonne partie de la nuit… ! Mais pas le temps de s’apitoyer, il nous faut repartir vers la frontière chilienne. Nous devons atteindre la Patagonie avant l’hiver alors nous devons maintenir le rythme, car nous sommes déjà début décembre, et nous avons jusqu’à mi février, voir fin mars au plus tard pour atteindre Ushuaïa.
Avec la démission plus ou moins forcée d’Evo Morales en Bolivie, suivie de son exil au Vénézuela, la situation est très tendue dans ce pays que nous décidons de contourner pour le moment. Si nous avons le temps d’y aller sur la remontée nous le ferons. Nous tenons à montrer aux enfant le Salar d’Uyuni, et à visiter la ville de Sucre, que nous avions loupé lors de notre voyage de 2011.

Nous roulons donc vers Tacna, qui sera notre dernière étape avant la frontière. La route entre Le Titica et Tacna, faite en 2 jours, est à nouveau incroyable. Beaucoup de déserts et de montagnes, et des points de vue dingues avec un beau soleil.

Chili nous voilà…. !

Un commentaire sur “Le Pérou: Plages, Lagunes & Incas

  1. Un petit bonjour les 4 en quête de « Maître Baptiste ». Je suis vos aventures, un peu en différé, avec envie. Si seulement on pouvait se lancer dans un voyage scolaire comme le vôtre ça serait génial ! En tout cas pour Nina c’est vraiment un livre d’Histoire, de Géographie, de Langue étrangère et de Sciences à ciel ouvert ! Une vraie chance qu’elle n’aurait pas connu dans les quatre murs d’une classe. Je tente cette année de faire un tour du monde avec mes élèves. Nous avons découvert l’Australie, la Russie, la Chine à travers albums, chansons, objets etc. Au retour des vacances, nous travaillerons sur l’Amérique du Sud, avec un focus sur le Pérou ! Si Nina le souhaite, elle pourrait préparer une sorte d’exposé des choses mémorables qu’elle a vues (faune, flore, monuments, objets culturels typiques, nourriture, musique…) Le format est libre (vidéo, texte, photo…). Voilà ce n’est qu’une suggestion si vous avez le temps et l’envie de le faire.

    Dans tous les cas, bonne continuation !

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