Equateur, ou les rencontres entre plages et volcans

Nous voila en Equateur, et parce que nous avons beaucoup de retard, vous lisez ces lignes alors que nous sommes déjà au Chili… ! Nous allons donc vous raconter ce pays en un seul article, plus dense.

L’Equateur, au début, c’était pour nous un pays plus froid (par les gens) que la Colombie, mais très vite des décors à couper le souffle, et puis…

Nous sommes passés sans aucun problème à la frontière, et même les enfants ont été acceptés ! Nous parton d’abord visiter le cimetière de Tulcan et ses arbres sculptés. Un endroit où les enfant s’en donnent à coeur joie dans les labyrinthes.

Nous roulons un peu plus et nous rendons au bord d’un lac, à San Gabriel. Fait amusant, nous constatons que les lutins trotteurs, une autre famille voyageuse, y ont passé la nuit la veille… !
Vous pouvez aussi les suivre sur instagram ou autres médias pour avoir une vue différente d’un voyage sur le même continent.

Nous les retrouverons d’ailleurs le lendemain pour une nuit au même endroit, au bord du lac d’Otavallo. Cette ville est connue pour son marché artisanal. La place du centre ainsi que de nombreuses rues avoisinantes sont réquisitionnées par les indigènes qui vendent leur artisanat. On peut y trouver des couvertures en Alapaga, du textile, mais aussi des souvenirs et bien plus encore.

Cette soirée avec les lutins nous permet de fêter l’anniversaire de Lucie autour d’un apéro suivi d’une soirée jeux. Nous croiserons un équatorien résident en france et qui rendait visite à son frère !

L’artisanat local

Nous prendrons ensuite la direction de Quito, et plus précisément de la Mitad Del Mundo, lieu de passage du point zéro. Nous avons un pied dans l’hémisphère Nord, l’autre dans le Sud. Le monument dispose d’un bâtiment dans lequel nous pouvons faire des expériences, et Nina se régale.

Nous poursuivons la route vers Mindo, ville morte hors saison, et qui vit d’activités touristiques aquatiques, mais aussi de la culture du cacao ou encore des nombreux mariposarios (parcs de papillons). Nous y passerons 3 nuits, au bord d’une rivière, encore avec les lutins, mais aussi avec une famille de Colombien voyageurs, qui ont racheté leur véhicule à 6 argentins ( 3 garçons / 3 filles) : autant dire que le van était dans un sal état, et que c’était la fête tous les soirs. Ils nous racontent qu’ils ont retrouvé, sous le canapé-lit, une trentaine de bouteilles de bière de tous les pays… !

A Mindo, nous faisons donc la visite d’une fabrique de cacao, et passons aux activités pratiques. Nous irons aussi nous balader voir des cascade et prendre la fameuse tarabita, sorte de chariot suspendu comme une tyrolienne, et qui est actionnée avec un moteur de voiture ! Nous sommes au dessus de la foret, tout simplement magnifique.

Avant cela nous sommes allés découvrir le mariposario et ses papillons de toutes sortes, dont certains, immenses, ont vraiment effrayé Nina.

Nous prenons ensuite la même route en sens inverse en direction de Papallacta et ses fameux termes naturels. Nous dormirons à proximité, au bord de la route. Pas un bon plan : nous trouvons un endroit plat, mais au bord d’une route en forte pente. Je ne sais pas ce qui est le pire, les camions qui sont au rupteur en montée avec le moteur qui hurle, ou ceux qui descendent et font un bruite du diable avec les freins à air… ! Mais les termes, par contre c’était incroyable, de l’eau de source à plus de 40°, ça réveil, mais c’est en même temps très relaxant. Nous passons d’un bain à l’autre, eau chaude, eau froide ,grand bassin, petit bassin, et resterons 3 bonnes heures à nous prélasser.

Le lendemain, après une nuit entière de pluie, nous prenons très tôt (merci les camions!) la route de Puyo. On nous a parlé d’un centre de protection des singes, et nous sommes curieux. 200 Km plus loin nous voila arrivés, nous rencontrons Ivan, un suisse installé depuis de nombreuses années. Il a d’abord recueillis un singe, puis deux, puis pleins. Dont certaines espèces sont très rares, car encore chassées par les indigènes, soit pour être mangées, soit pour devenir des animaux de compagnie. Nous voyons des singes araignée, et des aussi des singes laiteux. Nous y rencontrons aussi des travailleurs volontaires, qui sont par hasard lors de notre visite, tous français. Nous participons (surtout les enfants) au nourrissage des animaux. Les coatis deviennent nos amis et nous sautent dessus, avec amour, mais surtout avec leur griffes…Nous passerons la nuit ici, rejoints par les lutins !

Le lendemain nous prenons la route vers Baños, une ville assez importante et extrêmement touristique. Vous y retrouver toutes les activités nature (quad, rafting, canyoning, tyrolienne, et j’en passe…) A peine garés, une famille de français nous accoste, car leur fille de 5 ans ce dit qu’il y a peut-être des enfants.. ! BINGO, le courant passe tout de suite et nous passerons le lendemain avec eux. Après avoir déguster des crêpes, nous irons visiter une cascade importante dans le coin : El Pailon Del Diablo.

Après le petit déjeuner, nous allons à la Casa del arbol, sur les hauteurs de la ville. Nous pouvons y faire de la balançoire dans le vide et quelques autre activités sympas, avec les enfants.

La descente de 1000 m de dénivelé en seulement quelques kilomètre de distance met les freins à rude épreuve. On les laisse refroidir avant de nous diriger vers Ambato, où nous pourrons enfin faire imprimer les stickers pour le véhicule. Nous dormirons à proximité d’un parc calme pour 2 nuits.

En me rendant à la Ferreteria, sorte de bazar du bricolage dans toutes les villes, je rencontre Juan Pablo, qui bosse là pour aider sa famille. Mais son vrai job, c’est de s’occuper de son verger géant où poussent des fruits de la passion, des tomate del arbol, et encore d’autres fruits. Nous le retrouverons à notre retour d’un voyage vers le volcan Chimborazo, au pied duquel nous passerons la nuit, seuls, avec les vigognes, et par 2 degrés.

Nous quittons la ville tard et prenons la route vers le Volcan Cotopaxi et son parc national. L’entrée fermant à 15h, nous optons pour une pause, mais c’est juste pour la nuit, hein, promis !
Nous arrivons donc au village ou Barrio appelé 11 de Novembre, qui dépend de la ville de Latacunga. Nous croisons un local qui nous recommande de nous garer près de chez lui pour être au calme.
Je lui demande si il sait où recharger du gaz, car une de nos bouteille est vide (du moins nous le pensons) et pour le moment on galère un peu. Ce local, Angel, ne se démonte pas et m’emmène illico, à 18h, faire le tour de la ville pour trouver du gaz. Ce sera un échec cuisant, mais une bonne ballade. Nous irons aussi chercher son père en ville, et seront arrêtés par la police pour une histoire de « plus de points sur le permis, mais je les récupère dans un mois, donc c’est bon… ! » Nous rentrons finalement au village, et sommes invités à boire un café chez Angel et sa femme.

Le café se transforme en diner, et rebelote le lendemain matin, et le midi. Mais là, c’est à notre tour et nous leur faisons gouter la quiche lorraine, avec un franc succès ! Nous aurons ensuite le privilège de gouter le cuy (cochon dinde), et ça aussi c’est une expérience !
Nous resterons auprès de cette super famille une journée de plus. Ils ont un fils de l’âge de Nina, Carlos, qui a plusieurs copains avec lesquels nos enfants passerons de bons moments. Mais il est déjà temps de retrouver la route.

On file vers le Cotopaxi, et nous retrouvons par hasard nos amis voyageurs les lutins trotteurs. Nous passerons l’après-midi et la nuit à leur côtés, au pied de ce majestueux volcan, qui est encore actif.

La route continue, et nous allons maintenant vers la lagune du Quilota, à une centaine de kilomètres de là. Mais comme la route est dans l’autre sens, nous repassons chez Angel, et allons assister à une corrida, et du foot-taureau : 2 équipes de 5 ont pour mission d’attirer le taureau dans leur but pour marquer un point, avec le risque de prendre un coup de corne ! Si le taureau est trop mou, la foule crie et on passe au modèle supérieur ! Fait sympa, le speaker a eu vent de notre venue, et annonce au micro que les amis français seront toujours les bienvenus ! Tant que l’on ne me demande pas de sauter dans l’arène ça me va.

Nous arrivons à la nuit à la lagune de Quilotoa, et ne voyons pas grand-chose. Le spectacle grandiose sera pour le lendemain ! Nina et Lucie ferons même la descente puis la remontée vers la lagune. Cela a l’air facile d’en haut, mais c’est une belle prouesse pour Nina, car nous sommes à plus de 4000 m d’altitude avec de gros dénivelés!

Le village n’a aucun intérêt, entre boutique et restaurant. Nous reprenons donc la route en direction de la côte, avec comme objectif Puerto Lopez, et sa promenade au bord de l’eau : le malecon. Il nous faudra 2 nuits d’étape pour rallier ce point. La première nuit au bord de la cascade des miracles, et la seconde dans un dépôt de camions, dont des camions poubelles ! Eh oui, ce n’est pas toujours le rêve, mais en contrepartie nous aurons un excellent barbecue le soir, pour un prix dérisoire !

Nous rejoignons enfin Puerto Lopez, mais sommes déçus par le temps. Il fait bon, mais le ciel est gris et le soleil ne perce pas. L’ambiance est calme hors saison, et nous retrouvons les amis français croisés à Baños. Soirée Fajitas dans le camping car, après avoir passé une partie de la journée ensemble. Nous aurons la chance, en exclusivité mondiale, d’être les premiers visiteurs du nouveau centre de sauvetage des tortues marines de tout l’Equateur. Une belle expérience.

De retour à Puerto, nous faisons une cession de nettoyage de plage avec les enfants. Les lutins nous rejoignent pour une nuit, avant que nous descendions de descendre plus bas, à la recherche du soleil. Nous nous arrêtons à Montañita, et a défaut d’avoir du soleil, l’accueil des autres nombreux voyageurs aimantés ici nous réchauffe le coeur. Des chiliens, des argentins, des uruguayens, un espagnols, des jeunes, des vieux, des enfants, et une super ambiance. Montañita est un aimant à voyageur. C’est une ville de fête et de surf. Nous voulions passer une nuit, mais y resterons deux, avant de rallier Cuenca, notre dernière grosse étape équatorienne.

Cuenca est une ville chargé d’histoire, et nous y passerons 2 jours à déambuler dans les rues et visiter ça et là des musées. Nous dormons pour la seule et unique fois du pays dans un lieu payant, chez Eduardo. Nous partageons son jardin avec quelques épaves en train d’être avalées par la nature… !
Nous n’aurons fait que du camping « sauvage », ce qui aura été simple et sans aucun problème de sécurité.

En route pour le Pérou. Mais la frontière est encore loin. Nous ferons étape en marge de la route principale, dans un petit village, ou bout d’un chemin bien boueux. Nous y trouverons un endroit qui pourrait être magnifique, appelé Laguna Azul. Malheureusement, c’est très sale et bien que l’eau soit belle, cela nous déçoit un peu.

Le lendemain matin, nous essayons d’attraper des cacao sauvage pour en déguster le fruit délicieux (sans l’avaler, il s’agit de sucer les graines de cacao qui sont enrobées dans une sorte de crème sucrée dont le goût me fait saliver à la seule écriture de ces lignes).

Nous tombons sur une habitante du village qui ramasse à mains nues les déchets sur le sol. On ne peut pas l’ignorer. Lucie et moi allons chercher des gants pour elle et nous, puis passons deux heures à nettoyer entièrement l’endroit. Je lui donne une bonne partie de mes gants chirurgicaux au combien utiles pour les divers bricolages, et la remercie pour le temps passé avec elle. La baignade est donc bien méritée, avant de nous diriger vers la frontière.

Nous aurons un dernier stop pour faire réparer 2 pneus, qui ont subi les affres des manifestations que nous avons évité dans le pays. Des restes de clous et de vis jetés sur les voies pour bloquer les forceurs de barrages… Stop rapide au bord de la route, 30 minutes, 3 visites du van, et 8 $ plus tard nous revoila partis.

Le passage frontière est chaotique mais se passe quand même bien, et nous sommes autorisés à rentrer au Pérou pour 90 jours, avec le véhicule.

Difficile de résumer 26 jours très denses en quelques paragraphes, mais sans cet exercice nous allons vraiment perdre le fil.

Nous espérons, chers lecteurs et lectrices, que vous prenez du plaisir à suivre notre avancée, nos découvertes et nos rencontres.

Nous pensons souvent à nos familles, à nos amis, à nos collègues, et à tous ces gens rencontrés sur les routes du voyage. Nous vous embrassons !

À suivre.

3 commentaires sur “Equateur, ou les rencontres entre plages et volcans

  1. Bonjour à vous 4,

    C’est avec plaisir que je suis vos aventures. Aussi je profite de vous
    souhaitez de bonnes fêtes de fin d’année & de continuer à profitez
    pleinement de votre voyage en famille.

    Cordialement.

    Guillaume

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  2. bonjour la petite famille, photos super, souvent insolites, ravie de pouvoir vous « accompagner » ainsi. J’en profite pour vous souhaiter une bonne fin d’Année, et hâte de voir la suite …. Bises à tous les 4 !

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