De Carthagène à Barichara

Carthagène des Indes (Carthagena) est une ville pleine d’histoire et qui offre son lot de découvertes. Nous avons apprécié nous y promener et découvrir quelques musées comme par exemple celui de la marine des caraïbes.

Le centre historique est très joli, composé d’étroites ruelles débouchant sur de grandes places où se mélangent touristes, locaux, vendeurs de chapeaux, de glaces et autres clowns essayant de gagner leur croûte sous une chaleur infernale. Il nous est recommandé de visiter la ville après 15h quand la température baisse, et c’est vrai que c’est un peu plus supportable.

Nous rentrons relativement tôt dans l’appart qui est lui climatisé, pour reprendre des forces avant de sortir pour un resto ou une ballade nocturne à la fraiche, par 32° ! Ici nous sommes montés jusqu’à 39° dans le camping car et 43° degrés dehors, disons qu’on collait légèrement….

Après ces quelques jours de farniente bien mérités à Carthagena nous avons pris en main le camping car. L’adrénaline est véritablement montée d’un cran avec notre 1er trajet vers Minca, ou nous avons pu constater que les zones de gros trafic étaient assez stressantes. 

Chacun semble avoir sa conception du code de la route, mais on s’habitue à tout!

Pour notre première nuit hors de Carthagena nous arrivons à Minca, à la Finca Bolivar.

300m de off road au coucher du soleil, et une belle manoeuvre pour rentrer les 7m du véhicule dans le petit parking. Facile pour les habitués sans doute, mais stressant et synonyme de fierté pour nous une fois la mission accomplie sans encombre !

Minca nous apporte un peu de fraicheur (25°). Ce village nous fait penser à l’Ardèche avec ces ponts et ses rivières pleines de rocher et de piscines naturelles.

Nous resterons 3 nuits avant de prendre la route vers le sud, direction Barichara.

Sur la route, les motos passent dans tous les sens et une nous est d’ailleurs rentrée dedans en s’enfuyant bien sûr, car le conducteur n’avait certainement pas d’assurance. Malgré une course poursuite et des menaces d’appeler la police, ils prirent la poudre d’escampette par un chemin de piste, heureusement il n’y a rien eu de grave, ni pour le véhicule, à part une éraflure. 

La population est très gentille et très curieuse de voir notre véhicule. Chaque arrêt est propice à  une visite inopinée d’une personne qui passe. On attire la sympathie avec notre aventure et la quête de Julien est au beau fixe…!

Les paysages sont très beaux mais les détritus et décharges sauvages jamais bien loin. Nous avons aussi traversé une zone d’élevage et de plantations de palmiers qui raisonne avec la triste actualité des feux en Amazonie, Afrique et Asie principalement à cause de nos modes de consommations actuels.

Nous nous posons dans un lieu splendide, là encore à l’écart de la route, avec une vue magnifique sur la vallée. Il s’agit du Guaimaro Campsite, où Joep et Julia reçoivent depuis peu les overlanders comme nous. Nous resterons là aussi 3 nuits, le temps de faire la rencontre d’autres voyageurs, tous francophones ! Certains commencent leur voyage comme nous, d’autres le terminent.

Barichara est un village magnifique dont la signification en langue indienne Guane  est « lieu de repos ». Nous y avons apprécié les couleurs des maisons, les miradors sur la vallée avec un bon jus de maracuya, et l’artisanat local eco friendly. En effet, on utilise une plante grasse appelé « Fique » pour en faire des objets de décorations, des sacs, des vêtements….etc. Cet artisanat était sur le point de disparaître mais quelques irréductibles ont décidés de perpétuer la tradition. Lucie approuve bien sûr à 200% car il s’agit d’objets complètement biodégradables. Nous avons aussi pu visiter une fabrique de papier et même participer à la conception de feuilles utilisées dans des décorations de noël.

Nous découvrirons ensuite la gastronomie locale dans un bon restaurant sur la place du centre, dont le menu du jour (Ejecutivo) coûte environ 60% de moins que les plats à la carte. Nous comprenons rapidement qu’il faut demander ce menu qui n’est jamais à la carte des restaurants. C’est là que nous avons gouté au Poulet sauce maracuya.

À Guaimaro nous avons également eu la chance d’avoir un cours sur la fabrication du pain. C’est Julien qui s’est courageusement levé à la fraiche (5h30) pour faire le pain avec Julia.

Il aurait préféré que ce soit Lucie, mais une partie de Pierre Feuille Ciseau aura eu raison de sa nuit…!

Alors que nous quittons le Guaimaro camp pour partir plus au sud, nous espérons que nous pourrons recroiser certains des overlanders rencontrés ici.

À suivre.

2 commentaires sur “De Carthagène à Barichara

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